Accueillir la dixième édition des Assises Nationales du Bien Vieillir les 22, 23 et 24 septembre 2026 dans notre Département est une fierté mais c’est aussi un acte politique fort. À l'heure où notre société fait face à un tsunami démographique sans précédent, nous ne pouvons plus nous contenter de réponses techniques ou de simples ajustements budgétaires.
Quelle place accordons-nous à nos aînés et quel avenir envisageons-nous ? Quels seront les choix de demain pour faire face aux défis de l’autonomie ?
Pendant trop longtemps, la question du grand âge a été traitée sous le seul angle de la dépendance. Le « bien vieillir » est un droit. Qu'il s'agisse de l'adaptation des logements, de l'accès aux services de proximité, de réponses adaptées en structures ou à domicile, ou encore le soutien aux aidants…, notre priorité doit rester la même : garantir la dignité et la liberté de choix de l’usager.
Cet événement s’inscrit dans la continuité des politiques que nous menons dans le département du Pas-de-Calais. Nous ne voulons plus seulement parler des aînés, mais parler avec eux. La réussite de ces trois jours repose sur une conviction : l’expertise d’usage est aussi précieuse que l’expertise scientifique. Le programme de ces Assises reflète cette ambition : débats et tables rondes pour confronter les visions et briser les silos ; ateliers collaboratifs où professionnels du médico-social, élus et citoyens dessinent ensemble les solutions de demain.
Pour autant soyons lucides : on ne fera pas de miracle à moyens constants. Défendre le « bien vieillir », c’est remettre l’usager au cœur du projet, c’est refuser l’éloignement des services et apporter des réponses en proximité : seul rempart contre l’isolement.
Le Département se bat pour maintenir des maillages de santé et de services publics au plus près des territoires, là où l’isolement frappe le plus fort. Vieillir chez soi n’est pas un luxe, c’est un droit fondamental qui nécessite une volonté politique d'aménagement du territoire sans faille.
Le Service public départemental de l’autonomie (SPDA) est avant tout un engagement collectif dans notre département : je salue l’engagement sans faille des acteurs de terrain, des associations et des professionnels qui, chaque jour, accompagnent sans bruit et font du SPDA une ambition commune.
Le vieillissement doit être perçu comme une opportunité de réinventer notre société, nos territoires. Ensemble, faisons de ces Assises un laboratoire d'idées audacieuses pour bâtir une société plus solidaire et plus inclusive.